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À peu près trente réparateurs et organisateurs de Repair Café se sont réunis le 31 mars pour une rencontre déjeunatoire en ligne. En organisant cet événement, Repair Café international a voulu réunir le réseau un petit moment dans ces temps de corona. Comme a conclu Martine Postma, directrice de Repair Café international : « Il était très agréable de se voir et d’entendre les expériences des uns et des autres. J’espère que toutes et tous gardent le moral et que les Repair Cafés reprendront bientôt. »

Des solutions créatives

Depuis des mois, des sessions Repair Café ordinaires ne sont pas permises. Mais cela ne veut pas dire qu’on ne répare plus du tout ! Plusieurs Repair Cafés ont trouvé des solutions créatives pour rester actifs d’une manière sûre pendant cette crise sanitaire.

Tours : respecter la distance

Pierre Dupont de Repair Café Tours a raconté que son Repair Café a maintenu l’activité de façon réduite. « Nous avons eu le feu vert des autorités locales, du préfet. » Repair Café Tours n’a pas un local fixe, explique Pierre. « Nous sommes nomades. Les communes dans les environs de Tours nous invitent. On avait déjà l’habitude de faire une visite préalable pour examiner les locaux mis à notre disposition. Aujourd’hui, dans le contexte sanitaire qui existe, nous le faisons encore plus attentivement, en raison des contraintes que nous devons respecter. »

Samedi passé, les bénévoles de Repair Café Tours ont travaillé de cette manière. La séance a été une réussite, nous dit Pierre. « On a respecté la distance. Nous avions deux bénévoles qui assuraient la sécurité autant pour les bénévoles que pour le public, pour vérifier que tout le monde portait le masque, que tout le monde respectait la distance. C’est très bien passé. Il y avait environ 160 kilos de matériel qui a été dépanné. »

Valserhône : micro-ateliers

Seb Mermet de Repair Café Valserhône a parlé des « micro-ateliers » que son Repair Café organise. « Comme tous les Repair Cafés, nous n’avons pas le droit de travailler dans les salles publiques, mais ce que nous avons pu faire c’est de travailler en micro-ateliers, avec deux ou trois réparateurs par lieu, dans la sphère privée. Nous avons respecté la distance, nous portions le masque, un bon nombre a travaillé à l’extérieur aussi. Les retours ont été très très positifs, aussi bien de la part des bénévoles que des visiteurs. C’est tellement agréable pour tout le monde de refaire quelque chose et de reprendre un peu la vie sociale. »

Paris : kiosk ouvert et téléréparation

À Paris on a également pu continuer la réparation. Stéphanie le Tohic nous a parlé par exemple du Kiosk Citoyen au 12e arrondissement. « En fait, c’est un petit container qui est posé sur une place. Et comme il est ouvert sur l’extérieur, il y a la possibilité de maintenir cet atelier. »

Repair Café Paris organise aussi des ateliers sur rendez-vous et une activité de « téléréparation » ont raconté Gilles Reynaud et Christophe Gatt. « Elle se réalisent toutes les semaines à distance, par Zoom. Nous les organisons avec une équipe de réparateurs, avec d’autres Repair Cafés en France et en Belgique » explique Gilles. Tous ceux et celles qui veulent en savoir plus ou qui veulent assister à une séance peuvent s’inscrire par e-mail.

Stéphanie le Tohic (à droite, deuxième rangée à partir du bas) parle du Kiosk Citoyen à Paris.

Strasbourg et Giessen

À Strasbourg ils travaillent sur réservation. « Nous avons un petit groupe de réparateurs avec qui nous organisons des sessions de réparation à très petite échelle » raconte Ivan Bajcsa. « Les gens doivent réserver pour une certaine heure. De cette façon, nous pouvons aider six personnes en trois heures. C’est bon, ça marche bien, avec le masque, avec tout le nécessaire de protection » a dit Ivan Bajcsa.

Repair Café Giessen travaille avec un dépôt Repair, raconte André Reboul ; les visiteurs viennent déposer leurs objets à réparer, les bénévoles les réparent à la maison, puis ils les rendent la séance suivante, le mois d’après.

Surprise musicale

À mi-parcours de l’événement, les participants ont eu droit à une surprise : Sophie Martin d’Oisans (Isère) a chanté sa chanson Repair Café « Obsolescence programmée ». Cette auteur-compositrice-interprète a composé cette chanson au printemps dernier, alors que la pandémie corona venait de commencer. Elle l’a déjà partagée avec le réseau à l’époque, pour garder le courage. Sophie s’implique dans le Repair Café par l’intermédiaire de son mari, qui est secrétaire du Repair Café Oisans.

Sophie Martin chante sa chanson Repair Café « Obsolescence programmée »

Repair Café France : collectif informel

Pour conclure cette rencontre déjeunatoire, David Bourguignon et Benoît Engelbach ont parlé du collectif informel Repair Café France. « Les bénévoles de tous les Repair Cafés en France peuvent échanger leurs expériences par nos canaux sur Slack et sur Facebook » a déclaré David.

Repair Café France était une association jusqu’à fin 2020, dont 25 Repair Cafés français étaient membres. « Bien sûr, ce n’est pas rien » a ajouté David. « Mais il y a maintenant plus de 250 Repair Cafés en France. Nous aimerions les atteindre tous. » C’est pourquoi l’association s’est transformée en un collectif virtuel qui propose principalement un certain nombre de canaux de contact. Vous souhaitez également échanger des expériences ? Contactez alors Repair Café France.

Beaucoup de trucs positifs

Gertrud Maes de Repair Café International a présenté l’événement. Elle était heureuse d’entendre parler de toutes ces initiatives que les Repair Cafés en France ont entreprises pour pouvoir continuer la réparation. « Alors, bravo, on a les Repair Cafés nomades, on a les micro-ateliers, on en a sur réservation, on en a en ligne, on en a par messenger — on a beaucoup de trucs positifs ! »

Social et instructif

Gertrud (à gauche) et Martine ont conclu avec le souhait que les Repair Cafés puissent bientôt reprendre leurs activités de réparation entièrement, avec le côté social et instructif.

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