« Celebrating Repair » : un symposium pétillant à Amsterdam

Le symposium d’anniversaire « Celebrating Repair » a été un grand succès ! Pendant cet événement à la bibliothèque d’Amsterdam, on a célébré avec beaucoup de monde le dixième anniversaire du Repair Café.

Un programme très varié a été présenté aux centaines de participants. La conférencière principale Tine de Moor a placé le Repair Café dans une perspective plus large. Elle a montré à quel point l’initiative s’inscrit dans la mentalité actuelle.

Le savoir des mains
« Les trois quarts de la population ont déjà la mentalité de vouloir réparer ; ces gens ne devraient recevoir que les bons outils. Repair Café est un tel outil » a déclaré la professeure de l’Université d’Utrecht. Elle a fait l’éloge du « savoir de l’expérience » – « le savoir des mains » – une des forces principales des Repair Cafés.


Le professeur Tine de Moor pense que les Repair Cafés peuvent faire accroitre l’appréciation des connaissances techniques.

Senseo contre Nespresso
Après ce discours inspirant, deux réparateurs de Repair Café, Piet van der Zanden (Repair Café Ridderkerk) et Frans Snijders Blok (Repair Café Bussum), ont entamé pour la première fois le dialogue avec le fabricant des produits Philips. Le directeur du développement durable, Eelco Smit, a écouté les conseils de ces deux réparateurs expérimentés pour améliorer le design du Senseo – le produit qu’on trouve le plus au Repair Café. Un des deux réparateurs a d’ailleurs fait remarquer que le Senseo est un produit bien réparable, certainement comparé au Nespresso, appareil qui passe de plus en plus chez lui au Repair Café ces dernières années.


Eelco Smit (au centre) a promis de transmettre les suggestions de Piet van der Zanden (deuxième à partir de la droite) aux concepteurs de produits de Philips.

Tout a commencé avec le Manifeste de réparation
Au cours de la matinée, la créatrice de Repair Café, Martine Postma, a passé en revue les dix dernières années. Elle a expliqué entre autres comment tout a commencé : avec le Manifeste de réparation de Joanna van der Zanden, de Platform21.


La modératrice Andrea van Pol (à gauche) en conversation avec Martine Postma.

Nouveau style maison, un rafraîchissement
Martine a également présenté la nouvelle identité visuelle de Repair Café : « Avec ce nouveau logo, nous voulons montrer que le Repair Café s’adresse à tout le monde, y compris aux jeunes. » La nouvelle identité visuelle sera bientôt disponible pour tous les Repair Cafés.

Ses composants offrent aux utilisateurs beaucoup plus d’options pour créer des affiches et des dépliants, ainsi que pour modifier la disposition et l’utilisation des couleurs. « La nouvelle identité visuelle offre plus de liberté et plus de choix », a expliqué Martine.

Cent mille euros de subvention pour la Fondation Repair Café
Il y avait aussi des nouvelles du côté de la politique. À partir de l’année prochaine, la Fondation Repair Café recevra cent mille euros de subvention de l’État pour effectuer ses tâches essentielles. « Un cadeau d’anniversaire pour le Repair Café » a dit la députée Carla Dik-Faber. Elle focalise sur une subvention qui sera pas attribuée annuellement, et non pas qu’une seule fois.


La députée Carla Dik-Faber a de bonnes nouvelles pour la Fondation Repair Café.

De très bonnes nouvelles, a réagi Martine Postma, mais aussi nécessaire. « Actuellement nous n’avons aucune source de revenus structurelle, même si nous contribuons à la création de l’économie circulaire, donc à l’exécution de la politique gouvernementale » a-t-elle déclaré. « Alors, c’est une bonne chose de recevoir une contribution du gouvernement. »

Nouvelles formes de collaboration
Pour conclure la matinée, de nouvelles formes de coopération pour ancrer encore mieux la réparation dans la vie quotidienne ont été présentées. Ainsi les Repair Cafés de Gand cherchent des liens avec d’autres initiatives. Un créatif a parlé de son projet sur la création et la réparation aux établissements de soin. Et deux bénévoles du sud des Pays-Bas ont parlé d’un nouveau concept pour des Centres d’artisanat circulaires, où l’on organise une collaboration entre des magasins d’occasion, des écopoints/déchetteries et des Repair Cafés.

À la réparation
Après le déjeuner, tout le monde pouvait se retrousser les manches. Il y avait des ateliers, des présentations et des démonstrations. Ainsi, on pouvait apprendre à réparer soi-même un smartphone à l’aide d’iFixit. Mais on pouvait aussi apprendre à réparer un parapluie et à fabriquer son propre sac à pain réutilisable. Les étudiants de l’Académie de Beaux-Arts Rietveld ont montré de nouveaux matériaux dans leur REPAIRLAB. Les visiteurs pouvaient noter leurs actions personnels dans leur propre manifeste de réparation pour arriver à une culture de réparation. De nombreux artistes, designers et chercheurs ont présenté leurs travaux.


Jasper Fleischhauer (à gauche) d’iFixit sait tout sur la réparation d’un smartphone.


L’artiste Julia Mandle a été apprentie chez un réparateur de parapluies à Paris.


REPAIRLAB : une toute nouvelle vision de la réparation !


Petra Olgers (à gauche) et Anneloes van Kesteren donnent des conseils sur le lancement d’un Repair Café.


Dans le département jeunesse de la bibliothèque, il y avait le Repair Café enfant.

Un hommage à la réparation
Le jour de fête s’est terminé par l’ouverture de l’exposition titrée « MOOI STUK! Ode aan de reparatie », un hommage à la réparation. Dans cette exposition unique, les objets réparés sont présentés comme s’il s’agissait de pièces de musée. L’exposition est une idée de Joanna van der Zanden, qui a conçu l’ensemble du programme de l’anniversaire en coopération avec Martine Postma. Pendant quelques semaines, on peut voir les cinq pièces et écouter leurs histoires de réparation à Amsterdam. Ensuite, ils feront le tour de plusieurs bibliothèques aux Pays-Bas.


Lorsqu’on regarde l’objet réparé, on écoute la vision du réparateur.

Toutes les photos de cette page : Martin Waalboer /Fondation Repair Café

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